| Rien que le nom de Chevreuil intrigue, d'autant plus quand on sait que ce groupe est nantais et qu'il ne joue pas avec des cors de chasse. | |  |
Une fois le bar et sa fumée traversés, j'aperçois 4 amplis tournés les uns vers les autres, ainsi que le matériel du groupe encore absent. L'endroit se révèle petit, la piste inexistante puisque le groupe va jouer à même la foule. ( ce qui n'est pas sans faire penser à Lighting Bolt ). Le public commence à se faire dense, les 2 musiciens du groupe Tony C. et Julien F., prennent place et les premières notes de Cannibal Lover retentissent dans le bar, en un regard assassin du guitariste nous avons tout de suite compris. Chevreuil va nous asséner une claque sonore énorme. Le principe est incroyable le guitariste enregistre un riff de guitare sur son synthétiseur, qu'il va faire tourner en boucle afin de le superposer (soit 1 riff par ampli ). La mise en place est chirurgicale, et le résultat incroyable. La batterie au son hyper sec change de rythme à volonté, le batteur; lui, fait son show allant toucher le plafond avec sa baguette en jouant. Chevreuil donne et reçoit, le public est en transe, quasiment hypnotisé par une musique plus que mouvementée. Les titres s'enchaînent, privilégiant Capoeira le dernier album en date. C'est avec amertume que nous sentons la fin du concert arrivée, alors que le batteur donne une baguette à deux spectateurs pour qu'ils l'assistent à la batterie. Le set de 1h30 prend fin, les deux sur-hommes de l'expérimental ont tout donné ce soir, le temps d'échanger quelques mots sur leurs influences et un dessin sur un t-shirt nous filons à l'entrée nous acheter en exclusivité l'album Capoeïra, la tête sous le bras.  | | Ecoutez Gendarme sur la Radioptique cliquant sur l'icône | |