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02-12-2008
 
 
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Yourcodenameis : milo - Ignoto
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Écrit par Greg   
Yourcodenameis : milo - Ignoto
  Yourcodenameis : milo. Pas la peine de chercher un sens, il n’y en a pas. Un doux parfum d’absurdité typiquement anglais ; un talent et une originalité qui ne le sont pas moins. Une batterie, une basse, 3 guitares : beaucoup de possibilitées. Le 1er titre ne nous attend pas : « I am connecting flight » sont les premiers mots scandés au milieu d’une furie qu’on croirait enregistrée dans un garage ; batterie urgente et guitares salies, basse presque absente. Bizarre.

 

 

YOURCODENAMEIS
 
La production étonne : le tout semble enrobé d’un épais nuage, à la fois sale et lisse. Est-ce agréable ? Impossible d’en juger pour l’instant. On ressort presque épuisé de ces 3 premières minutes. « 17 » tombe à pic : un morceau plus accessible qui consitue un des singles de l’album, mais pas moins intéressant pour autant. On est vite séduit par son couplet accrocheur et son break digne des signatures rythmiques de Biffy Clyro. Mais le véritable choc survient avec Rapt. Dept. Ce morceau peu à lui seul communiquer cette étrange sensation que provoque la musique de Yourcodenameis :milo. A la fois très étrange et planante, douce et virulente. La voix de Paul Mulen y est pour beaucoup. Le jeune homme n’hésite pas à monter dans les aigus en étant parfois proche de la rupture, mais toujours avec un naturel étonnant (voir la seconde partie de Schteeve). Fivefour montre que YCNI :M sait aussi se faire tout petit, et avec justesse : une longue montée en puissance tout en progression, au début lointain, qui fini en apothéose. Yesterday’s head enfonce le clou : définitivement le titre le moins accessible de l’album, empreint d’une tristesse impressionnante, où tout (et je dis bien TOUT) les instruments sont passé à travers un tube de distortion. L’écoute en devient presque éprouvante tant l’on se sent compressé par cette masse invisible. Welcome to this strange land disent les paroles : cela ne pourrait pas être plus aproprié. Ce qui fait la particularité de YCNI :M c’est leur façon presque abstraite de tisser des mélodies. Un détail qui ne tient finalement qu’à peu de choses puisque le disque est tout sauf un débalage de technique. On tablera plutôt sur une volonté de sortir des sentiers battus. Pourtant le groupe ne réinvente pas le rock, et se permet même des titres plus classiques, comme le très efficace Empty feat (où les guitares sont remplacées par un piano, sans même que l’on s’en aperçoive).

IGNOTO laisse un gout étrange : on en redemande mais sans savoir pourquoi, en se demandant même si cela nous a plu. Mais avec une certitude : l’impression d’avoir touché quelque chose d’inhabituel, d’unique.
 

 Ecoutez Rapt. Dept. sur la radioptique en cliquant sur l'icône 
 
 
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